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Et le Verbe s'est fait chair



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Prologue du Père Jean Maigne sj.
L'AVENT A LA MARTINIQUE



Nom de l'auteur
:

P. Ambroise-Lafortune

Fides

Montréal et Paris 22-03-1956 
Imprimé au Canada

Copyright 19551 by Ambroise-Lafortune prêtre


Tous droits de traduction, de reproduction et d'adaptation réservés pour tous les pays,

Autorisation reçu du Canada  Donné par le Père René Brion o.f.m.  - Père Henri Éthiero.f.m. Min. Prov.

À +Sr Denise Christiaenssens  ermite de la croix o.f.s.

pour mettre sur son site http://MonDieuEtMontout.com   pour les membres de sa fondation
Les Amis (es) de Saint François et Sainte Claire d'Assise enr.

Nibil Obstat

Montréal, le 29 décembre 1955
Léon-M. Baron, c.s.c. censeur délégué

Imprimatur
Montréal, le 30 décembre 1955

 

Note de l' auteur


  À l'Abbé Robert Edgar Llewellynn qui m'a tracé la piste.
À Louis Pronovost, cef du clan Saint-Jacques, et par lui à tous les jeunes.
À Jeanne Bouisson, commissaire guide de la Martinique, et par elle à toutes les jeunes. A.B.
 

Table de matière du livre


  01
Prologue
14
Le Jeudi Saint
02
L'avent à la Martinique
15
Le chemin de Croix
03
Le bal de la Saint-Amboise
16
Le samedi Gloria et Pâques
04
Venez, Divin Messie
   17
La fête du Corpus Christi
  05
Noel chez les Indiens du Mexique
18
Mon ordination
06
La Fête des Saints Innocents
19
Voici la Saint-Jean, la belle journée
07
Le Jour de l'An
20
Une semaine de la messe
08
L'Épiphanie
21
La déportation des Acadiens
09
Un juif retrouve la foi
22
Mimes évangéliques
  10
Our Father
23
Un pèlerinage marial
11
Paul Schneitter
24
Heureux ceux qui sont morts
12
L'Entrée en carême àla Martinique
25
Les équipes Saint-Paul
13
Le Mercredi Saint    


BOSSUET

MÉDITATIONS

SUR L'ÉVANGILE

Cet excellent ouvrage figure parmi les chefs-d'oeuvre ascétiques de Bossuet. Brunetiire a écrit avec justesse que« peut-être Bossuet n'a-t-il rien écrit qui soit au-dessus des Méditations. » Cet ouvrage mérite donc de prendre place parmi les compagnons quotidiens et les guides de la vie spirituelle.

2 TOMES, RELIÉS ET TITRÉS OR,
1054 PAGES — $3.50  FIDES

PROLOGUE

Le Verbe s'est fait chair. Alléluia! Et Il a habité parmi nous. Hip ! Hip ! Hourra! »

 AUTEUR Jean MAIGNE s.j.

 

Ce livre raconte des réalisations liturgiques chez les jeunes. Il a été vécu en équipe avant d'être rédigé. Il relate des gestes concrets. Il n'offre pas des faits à copier servilement; il les présente pour indiquer des possibilités et tracer une route, il désire tout simplement insuffler un esprit ou le vivifier là où il existe déjà.

Dieu a voulu créer les hommes humains et inscrire son message divin dans des gestes, dans des gestes véritables. Le Christ s'est incarné. Il faut le retenir, en vivre. A la suite de son Chef, l'Eglise a multiplié lès signes sensibles. Sans doute le geste ne suffit pas; il ne vaut que par ce qu'il signifie; il faudra qu'il soit accompli selon un esprit, l'Esprit; mais il devra être posé.

Une préoccupation constante de mon jeune sacerdoce fut de réaliser cette union du divin dans l'humain selon l'enseignement même de l'Eglise.

Vivre et faire vivre le christianisme au rythme de la liturgie, dans les joies et les souffrances du Christ, dans un contact perpétuel avec l'Equipe de ses saints, et cela au vingtième siècle. En fait cette nécessité est de tous les temps et de toutes les latitudes, mais comme elle sait épouser les figures mêmes des époques et des gens, autant la vivre en son temps.

Le scoutisme m'ayant puissamment aidé à comprendre les magnifiques paroles de saint Jean en son prologue évangélique : « Et Verbum taro factum est, et habitavit in nobis », j'ai réussi, en équipe, quelques réalisations que je livre aujourd'hui à titre de suggestions. Elles ne sont point finales. Elles peuvent tout de même aider.

Je songe parfois à un monde de jeunes Canadiens vivant à fond de la vie de l'Eglise. Qui les formera ? Déjà des services s'y attachent, des mouvements donnent le branle, scoutisme et j.e.c., mais si tous voulaient, si tous essayaient !

Qu'un collège, par son service liturgique, organise une semaine de la messe, qu'il réveille les élèves au son d'un Ave Maria de Schubert au jour de l'Immaculée-Conception et aussitôt je sens l'effort tenté pour sortir de la routine quotidienne. Qui ira plus loin, plus en profondeur ? Nos paroisses recevront- elles de ce nécessaire influx vital ? Ce livre y invite.


Des jeunes, des filles et des garçons, en Europe, à travers l'Amérique et aux Antilles, ont vécu les faits que je vous raconte. Ils ont tenté véritablement de faire habiter le Christ parmi eux au vingtième siècle, au milieu de leurs études, et de leurs loisirs, de leurs joies et de leurs peines, dans des gestes concrets issus d'une pensée, d'une vie intérieure, et selon les cycles mêmes prévus par Rome. Ce n'est pas facile. Tout a quand même été réalisé.

Obtenir en groupe une religion faite chair, intégrée aux actes de tous les jours, selon la doctrine de saint Paul, voilà de vraies victoires de Chrétienté. Cette religion ne cesse point de s'adresser aux âmes, loin de là, mais elle s'incarne dans les jeunes et dans toute leur vie. Elle fait pénétrer le spirituel dans le charnel, la vie de la grâce dans l'humain.

Un merveilleux traceur de piste, l'abbé Robert Llewellynn, m'a indiqué la route quand j'étais simple novice au clan Saint-Jacques; depuis il a continué sans cesse de m'enrichir. J'ai essayé de marcher sur les mêmes sentiers. Et quand la route manquait, je l'ai faite. Aujourd'hui je m'arrête à l'étape et je livre ces récits. Cependant je rêve de nouveaux efforts, plus grands et plus beaux. J'entends continuer. Je rêve d'une fine tapisserie dont la chaîne restera l'enseignement traditionnel de l'Eglise et dont la trame, qui accuse les dessins, sera faite d'une vie étudiante de jeunes Canadiens de notre époque. Je rêve d'une année liturgique tissée de fils ouvriers ou paysans, d'une liturgie adaptée et vécue dans tous les milieux.

D'aucuns trouveront peut-être certaines réalisations révolutionnaires. Et pourquoi pas ? Certes il ne faut jamais être des révoltés, mais l'Eglise demeure essentiellement révolutionnaire ! Elle bouillonne sans cesse. Elle doit bouillonner de la Passion et du Sang du Christ en nous et par nous. Car Il a habité parmi nous, nous sommes depuis, une révolution en mar­che .

La phrase en exergue de ce prologue trace la route à suivre. Deux cris de joie se complètent qui indiquent l'esprit même de ce livre. Je les ai trouvés sous la plume d'un Jésuite. Je les ai jugés magnifiques. Ils soulignent merveilleusement la continuité messianique depuis le Christ jusqu'à nos jours. Il est toujours au milieu de nous. Peu lui importe d'être acclamé par un Hip ! Hip ! Hourra ! sonore ou un Alléluia ! retentissant. Il est de tous les temps. Il comprend toutes les langues pourvu qu'elles parlent selon son Esprit. S'adapter aux époques et aux pays a toujours été la ligne de conduite de l'Eglise. François d'Assise créant ses crèches l'avait compris. Nous avons essayé en équipe de le comprendre. Puissent d'autres en profiter. Voilà l'unique raison de ce livre.

Ambroise LAFORTUNE, ptre.


L'AVENT A LA MARTINIQUE



Nous avions décidé de préparer Noël ensemble. Un grand jeu sur la place des Terres Sainville, à Fort-de-France, devait couronner notre Avent et porter le Message aux paroissiens réunis. Il fallait que les grâces de cette Nuit-là soient un peu méritées, que les âmes soient préparées. Aussi avons-nous voulu que toutes les guides de la Martinique participent à la préparation qui s'échelonnait sur les quatre dimanches de l'Avent... selon les vues de l'Eglise.

Dans toutes les unités, les consignes ont été données, la manière d'agir bien expliquée. Il s'agit de bâtir la crèche de l'Enfant-Dieu, de coudre et broder son trousseau, de construire son berceau. Chaque compagnie de guides, chaque ronde de jeannettes fournira une partie de cette crèche. Toutes les filles paieront de leur personne pour que le Christ habite vraiment parmi les hommes. Mais ce n'est pas un simple concours de découpage ou de broderie. Il faut aller au delà des gestes.

Le premier dimanche de l'Avent, nous célébrons une messe spécialement pour les guides. Messe dialoguée. Nous commençons solennellement l'année liturgique en équipe.

A l'Epître, ce matin-là, l'Eglise répète après saint Paul : Sortons de notre sommeil spirituel... La nuit est avancée et le jour approche. Les filles ont lu le texte en français pour le bien comprendre. Il faut sérieusement songer à préparer la Venue.

Pour engager le corps et mieux préparer l'esprit, on demande, ce premier dimanche, de bâtir l'étable, de confectionner les personnages et leurs vêtements. Bois, plasticine, glaise et oripeaux entrent dans la ronde. Chaque unité devra apporter sa réalisation le dimanche suivant.

Au deuxième dimanche, à l'Introït, l'Eglise chante avec Isaïe : Voici que le Seigneur viendra pour sauver les nations. L'Evangile nous indique comment l'on peut préparer ses voies. La pénitence et le don de soi sont essentiels. Dans les semaines qui suivront, et jusqu'à Noël, explique la Commissaire guide, après la flambée sur la liturgie du jour, vous allez multiplier les Bonnes Actions et les plaisirs au prochain. Soyez exigeantes. Chaque fois que vous aurez accompli un service, sans nous dire lequel, vous viendrez porter un brin de paille de canne à sucre dans la crèche du Foyer. Jésus doit naître dans un lit plus douillet que celui de Bethléem.

Pendant toute la semaine, on apporte brins d'herbe et feuilles de canne. Le Sauveur reposera sur de la paille martiniquaise. Les filles sont tout entières dans le jeu. Au delà des gestes l'âme s'engage.

Au troisième dimanche, avec saint Paul qui s'écrie à l'Epître : Réjouissez-vous dans le Seigneur; je vous le répète, réjouissez-vous, car le Seigneur est proche, en union avec l'Eglise qui exprime sa joie dans les ornements roses, symbole de l'allégresse. Nous palabrons sur la fête du jour au milieu des chants et des danses. Nous nous départons un peu de l'austérité des précédentes flambées. Les bons tours, cette semaine, devront épouser une forme spéciale. Ils devront naître dans la joie et porter la joie. On continue à accumuler la paille de la crèche.

La quatrième semaine, après l'étude normale de la liturgie du dimanche, on insiste sur l'imminence de la réalisation de la promesse : Venez, Seigneur, ne tardez plus ! Les filles fabriqueront de bois ou de terre un Enfant-Jésus et le vêtiront à leur goût. Ce sera un sujet de concours entre les équipes. Le plus authentique, le plus beau sera placé au Foyer (notre maison) en la nuit de Noël. Les autres reposeront dans les crèches de chaque unité. On chante le Venez Divin Messie avec plus d'insistance.

Le Christ peut naître. Il est attendu. Les âmes surtout sont tendues vers sa Naissance. Voilà ce qui compte.

Dans la nuit de la Nativité, nous irons en procession, après le grand jeu sur la place, porter l'Enfant sur les brins de paille et les feuilles amassées par nos filles. Elles chanteront à pleine voix et plus profondément en leur coeur : Il est né le Divin Enfant.

D'autres sites qui parlent de lui

http://www.lessignets.com/signetsdiane/calendrier/dec/5.htm
http://www.news-people.fr/Evelyne-Leclercq/videos.htm
http://musique.jeanlalonde.ca/index.php/divers/greve-des-realisateurs-de-radio-canada
http://www.patrimoinelaurentien.org/htm/hommages.htm
http://archives.radio-canada.ca/au_fil_des_jours/1291/7/
http://www.lessignets.com/signetsdiane/calendrier/mai/8.htm

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Je tiens mes sites à bout de bras depuis 1989 pour faire de l'Évangélisation accessible
à tous, si vous avez un peu de monnaies pourrez vous m'aider à continue cette mission.

Cependant je ne peux remettre de reçu d'impôt car depuis1989 je n'ai reçu que 2 dons veillez en prendre note. Merci

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