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 La folie de la croix
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Avant propos

Nom de l'auteur:
par Anselme Lonpré - Jacques Leclerc


L’esprit catholique se heurte dans l’Église à plusieurs adversaires

1

-Il y a d’abord l’esprit naturelL’esprit du Christ est un esprit surnaturel. La charité chrétienne substitue à la prudence humaine une autre prudence plus haute, qui est, s’il faut encore St. Paul, folie aux yeux du monde. La folie de la croix, la sagesse des Béatitudes. La sagesse du Christ fait enter en ligne de compte dans nos jugements les éléments surnaturels. Le Christ nous en a donné l’exemple dans sa Passion : les saints l’ont suivi ; et il y a là quelque chose qu’on peut encore qualifier d’irrationnel, mais qui est en réalité supra-rationnel.Cette opposition entre la sagesse du Christ et la sagesse du monde éclate dans le passage suivant de l’Évangile : ‘’ En ce temps-là, Jésus commença à découvrir à ses disciples qu’il lui faillait aller à Jérusalem, qu’il souffrît beaucoup de la part des anciens, des Scribes, des Princes des prêtres, qu’il fut mis à mort.. Pierre le prenant à part se mit à le reprendre, en disant : ‘’ A Dieu ne plaise, Seigneur, cela ne vous arrivera pas. ‘’ Mais Jésus se retournant lui dit . ‘’ Retire-toi de moi, Satan, tu m’es un scandale, car tu n’a pas l’intelligence des choses de Dieu, tu n’as pas que des pensées humaines.’’ ( Matt, XVI.21-23).

Il faut reconnaître que Pierre dans cette épisode, s’est exprimé comme nous nous serons tous exprimés, qu’il parle selon la sagesse humaine qui ne comprendra jamais la mort volontaire de Jésus, ni tous les sacrifices, le luxe des sacrifices de ceux qui le suivent selon son esprit.Parmi les chrétiens, et spécialement parmi ceux qui ont été élevés à la foi depuis l’enfance et c’est la grande masse de notre temps la foi chrétienne se concilie souvent avec une absence de goût pour ce qui est le plus proprement chrétien dans le christianisme, c’est-à-dire pour c qui est proprement surnaturel et pour l’héroïsme de la charité.Ils s’attachent de préférence à la sagesse naturelle, que le Christianisme supposer et consacre religion naturelle, morale naturelle : Prière, respect de la vie, des biens, du mariage et s’attachent parfois sans s’en rendre compte eux-mêmes à minimiser dans le christianisme tout ce qui est action de la grâce ou don de soi.Il ne nient pas la loi de la charité, mais comme ils s’intéressent aux biens de la terre plus qu’à la charité du Christ, ils insistent sur la légitimité de tous les droits humains, ils portent toute leur réflexion sur cet humain, et à force de raisonner, ils arrivent pratiquement, à saper tout ce qui, dans le christianisme, dépasse la sagesse humaine.Ils se croient chrétiens parce qu’ils revêtent leur vie d’un manteau chrétien ; leur prière p.ex, se plie aux formes chrétiennes; ils vont à la messe, ils reçoivent les sacrements de l’Église : ils professent le ‘’Credo ‘, sans émettre de contradictions. Mais ils ne voient pas que, lorsqu’on professe que le Christ est mort pour nous, cela entraîne certaines conséquences pratiques qui doivent se faire sentir dans nos rapports avec les autres hommes, tous, de quelque peuple ou de quelque classe sociale, qu’ils soient, ou encore dans l’usage de nos biens.

Les questions relatives à nos rapports avec nos semblables, par exemple, aux rapports entre classes sociales ou aux rapports entre nations sont tellement compliquées que lorsqu’on veut justifier son égoïsme ou son orgueil, on trouve toujours pour cela des raisons apparentes. Les religieuses de cette abbaye noble du 17e siècle qui avaient chacune trois servantes à leur suite étaient sans doute parvenue à se donner une justification qui les satisfaisait de même que nos catholique contemporains nationalistes ou usuriers.Pour adopter en ces matières, une solution vraiment chrétienne, il faut d’abord l’esprit chrétien, et cet esprit chrétien nous fait aimer tous nos semblables. Dans la mesure où nous les aimons vraiment, nous éprouvons de la répugnance pour les séparations de classe se ou de nations ; je dis bien, pour les séparations de classes non pour le fait qu’il y ait des classes ou des nations, mais pour le fait qu’elles séparent les hommes. Dès lors nous comprenons, que nous ne pouvons, étant chrétien, accepter les exclusivismes et les mépris et nous réagissons contre eux. On est là sur un plan moral ( supérieur i.e. surnaturel ) très différent du plan social, mais se répercutant sur le social.Il en est de même pour la disposition des biens. Si on est vraiment chrétien, on ne pourra accepter d’être riche quand il y a tant de misérables sans faire tout ce qu’on peut pour faire que la fortune dont on dispose serve à diminuer la misère, et s’il existe un ordre sociale qui favorise la misère de certaines classes, on réagira contre cet ordre social. Celui qui a le sens chrétien voit que nos attitude en ces matières ne peut être la même que s’il n’était pas chrétien.

( Effet de l’esprit naturel : un rationalisme )

L’esprit naturel qui dissout en quelque sorte la charité du Christ dans la sagesse humaine produit dans l’Église un rationalisme dangereux à l’Épanouissement de la vie chrétienne dans la mesure même il pariait entièrement raisonnable.

( Les victimes de ce rationalisme )

Le danger de ce rationalisme chrétien n’épargne même pas les théologiens; il explique beaucoup d’hérésies qui veulent plier le Christ à la sagesse humaine; il explique en morale, aussi bien certain laxisme que certain rigorisme; et il explique aussi que l’Église exige la sainteté de ceux qu’elle reconnaît comme ses docteurs. Celui qui a l’ambition de se faire l’interprète de la doctrine ou de la morale du Christ doit avant tout viser à être un saint, c.a.d. à être uni à l’église et au Christ dans l’Église, aussi étroitement et aussi intimement que possible.

Autre forme de l’esprit naturel

Il faut donc se défier d’un certain cérébralisme religieux qui s’enthousiasme intellectuellement de la foi chrétienne sans éprouver un désir égale de s’unir au Christ par la sainteté de vie.

Un exemple de cérébralisme

Notre temps a connu un exemple de ce cérébralisme poussé jusqu’à l’extrême dans M.Maurras, qui se déclarait enthousiaste de toute le catholicisme, défendant l’Église et toute les respecte tous, sans aucune distinction, car pour distinguer, il faudrait réfléchir. Et la routine ne distingue pas l’essentiel de l’accessoire ; elle s’attache simplement à faire comme on a fait jusque là.Vie opposé à la routine, esprit novateur inconsidéré.À la routine, s’oppose un esprit novateur inconsidéré qui plaît aux bouleversements et qui croit faire preuve de liberté d’esprit en changeant pour changer

.L’esprit catholique et la routine.

L’esprit chrétien est entre ces extrêmes, il s’attache à la Tradition de l’Église qui est continue et dans laquelle donc on trouve une permanence; mais il distingue cette tradition des habitudes d’importance secondaire qui peuvent disparaître lorsque les causes qui les ont fait naître, disparaissent. A mesure que l’esprit catholique se développe, il dissout la routine ; à mesure que l’esprit catholique diminue dans un pays, ou même dans l’ensemble de l’Église, à une époque donnée, la routine s’étend, l’Église se fige et le visage du Christ s’efface.

La routine : obstacle des réformateurs.

Tous les réformateurs ont eu à lutter contre cet esprit de routine. Chaque fois qu’un saint a voulu fonder une œuvre hardie, il a été combattu par la routine qui prétendait être la tradition. Chaque fois que l’Église veut corriger un abus, elle se heurte aux habitudes prises. Nous n’avons jamais fait comme cela ! ou ‘’ Nous avons toujours vu faire ainsi ‘’ est pour le chrétien routinier, l’argument décisif… ( Extrait d’un article paru dans ‘’ La Vie intellectuelle. ‘’ Janvier 1938.)

Nihil obstat. Goergois Cabana. sacerdos 22â diè Julii 1940
Imprimatur + Fabianus-Zoellus Epus Sti-Hyacinthi 22â julii 194

Aux Chrétiens

La première édition de La Folie de la Croix, parue en 1938, est épuisée depuis longtemps. Nous l’avons tellement modifiée dans cette seconde édition que nous offrons présentement un ouvrage presque complètement nouveau. Aucun littérature, des développements très cours afin de forcer à la réflexion personnelle, les schémas jetés là, des paragraphes inachevés, des trous à combler, des matériaux à travailler. L’Esprit qui n’aime pas les constructions humaines pourra souffler là où il voudra.

Cet ouvrage demande à être compléter par nos deux autres volumes : ‘, le Chrétien en retraite ‘’, et les ‘’ Retraites’’ No.1. À vrai dire, ces trois volumes ne forment qu’un seul ouvrage, celui-ci. Abbé Anselme Longpré Saint Hyacinthe

Il faut peut-être chercher l’explication première et fondamentale de certaines erreurs de méthode en spiritualité , dans une notion inexacte ou incomplète des rapports qui existent entre l’ordre naturel et l’ordre surnaturel, ou dans une interprétation trop matérielle des relations des deux ordres, entre eux. La solennelle affirmation du Concile Plénier de Québec, dans son premier décret, nous le rappelle : ‘’ Necessarium imprimis censet Plenaria haec Synodus essentialem profiteri distinctionem inter ordinem naturalem et ordinem supernaturalem ; qua distinctione neglecta vel denegata, plerique invaluerunt errores moderni ac ipsa vellitur Christianismi radix,. Il est nécessaire de bien mettre en relief la distinction entre l’ordre naturel et l’ordre surnaturel : la plupart es erreurs modernes viennent de la négligence ou du rejet de cette distinction. Du même coup on la racine même du christianisme ‘’. ( Tit. I.C.1mn.1.) En effet, comme nous en avertit saint Thomas, une erreur sur le principes amène dans la pratique les conséquences les plus funestes.( In Met.,Lib.II.) La nécessité des temps a poussé, parfois du moins, les Apologistes de la Religion à insister sur l’harmonie qui existe entre l’Ordre naturel et l’ordre surnaturel. Que l’Apologétique mette l’accent sur cette harmonie, il n’y a rien à redire ; il s’agit de préparer un mariage entre l’intelligence et la foi. Mais il faut bien se garder de transporter dans la spiritualité.


La méthode de L’Apologétique, et laisser dans l’ombre les enseignements d’une théologie complète du surnaturel, comme si le principe de l’harmonie entre les deux ordres, même sainement interprété, était l’énoncé total des rapports qui existent entre l’ordre naturel et l’ordre surnaturel. Sous prétexte de réagir contre un faux mysticisme, en sauvegardant les droits de la nature, on incline alors vers un naturalisme pratique extrêmement dangereux.

1-

Nous devons admettre, enseigner et défendre l’ harmonie réelle qui existe entre l’ordre naturel et l’ordre surnaturel. Le concile du Vatican l’affirme clairement : ‘’ Bien que la foi soit au-dessus de la raison, il ne saurait pourtant y avoir jamais de véritable désaccord entre la foi et la raison. Car le Dieu qui révèle les mystères et répand la foi en nous étant le même que celui a mis la lumière de la raison dans l’esprit de l’homme, il est impossible que Dieu se renie lui-même, ni qu’une vérité s’oppose à aune autre vérité. ( Cons. Dei Filius, IV.) L’ Harmonie existe donc entre la raison et la foi quant à la vérité : ce qui est vrai dans l’ordre naturel l’est aussi dans l’ordre surnaturel, et aucune vérité de l’ordre naturel, soit physique, soit historique, soit métaphysique, ne peut venir en contradiction avec l’enseignement de la foi. C’est pourquoi l’Église, loin de craindre le progrès scientifique, le favorise de toute manière.

Cette harmonie entre la nature et la surnature existe encore quant à l’activité physique considérée de l’une et de l’autre. Elles se prêtent un mutuel concours. La raison précède la foi, elle lui prépare le terrains, construit les fondements intellectuels fournit les motifs de crédibilité. A son tour, la foi éclaire la raison, l’empêche souvent de s’égarer et lui ouvre de nouveaux horizons. L’Activité surnaturelle de l’âme est intimement liée à son activité naturelle, et la grâce est reçue dans la nature qu’elle élève est perfectionne. ‘’ Distinguuntur isti duo ordines sed non separantur, e contra uniuntur sicut perficiens et perfectibile ‘’ , écrit Garrigou-Lagrange. ( De Rev. T.I.P.213 ), en s’appuyant sur le Docteur Angélique : ‘’ Sic enim fides praesupponit cognitionem naturalem, sicut gratia naturam, et ut perfectio perfectibile, la foi présuppose la connaissance naturelle et la grâce présuppose la nature, comme la perfection exige un sujet à perfectionner .’’ ( I.q.2a2.)

II

Mais cette harmonie ne doit pas nous faire oublier la distinction réelle, profonde, irréductible, qui existe entre l’ordre naturel et l’ordre surnaturel.

Pour marquer cette distinction, le Nouveau Testament emploie les expressions les plus fortes, les images les plus vives. La vie naturelle est appelée néant, mort, ténèbres, la vie surnaturelle, naissance nouvelle, vie, lumière. Ces expressions et d’autres semblables sont constamment dans la bouche du Maître Jésus –Christ en se soucie guère d’établir l’harmonie entre la raison et la foi, entre la nature et la grâce. Venue sur la terre pour séparer et diviser, porteur d’un glaive et non d’une fausse paix, Il revendique sans cesse la distinction entre les deux ordres et la supériorité en quelque sorte infinie de la grâce sur la nature, Il s’occuper bien peu des droits de la nature et de la raison, mais il insiste sur le exigences impérieuses de la grâce. Bien plus, il déclare nettement à celui qui se préoccupe sans cesse, dans son adhésion à l’Évangile, de sauver sa raison, ses sens, sa nature, qu’il perdre tout, et l’épanouissant vrai de sa vie naturelle et de la vie surnaturelle ; ‘’ Celui qui aime sa vie la perdra et celui qui perd sa vie la trouvera, qui enim voluerit animam suam salvam facere, perdet illam ; nam qui perdiderit animam suam propter me , salvam faciet illam.’’ ( Luc ., IX, 24 .) Jésus-Christ est l’apôtre du surnaturel et Il veut qu’on le sache. Pourquoi oserions-nous imprudemment nous écarter des leçons et des exemples du Maître ? Seuls les apôtres qui on le courage, malgré les protestations du monde, e revendiquer la transcendance de l’Évangile et les exigences du surnaturel convertissent les âmes. Ainsi pensait le Curé d’Ars.

Saint-Paul, s’il est permis d’employer une expression aussi enfantine, il semble même savoir dépassé son Maître dans son zèle à établir la distinction entre l’ordre naturel et l’ordre surnaturel et la supériorité sans borne de ce dernier sur l’autre.

Les Pères de l’Église, à leur tour, n’ont pas suivi d’autre méthode. Avec quelle vigueur constante ils affirmèrent dans la chaire et que les martyrs affirmaient dans les amphithéâtres, non loquendo sed moriendo : les exigences de la grâce ! Plus que personne ils ont travaillé à sauver les trésors de la civilisation humaine, les vérités de la sagesse naturelle, mais même dans un travail de géants, ils n’ont connu d’autre principe que celui de Jésus-Christ : ‘’ celui qui perd sa vie ( naturelle ) la trouvera, et celui qui garde sa vie la perdra.’’ Il sont cru que pour sauver ce qu’il y a de bon, de vrai, de sain dans la nature il fallait assurer et sauver la vie surnaturelle des âmes ; tout le reste arriverait par surcroît.

En effet, la distinction entre l’ordre naturel et l’ordre surnaturel est telle qu’on peut difficilement en prouver de plus profonde, puisqu’elle existe sous le rapport des quatre causes. Dans l’ordre naturel, la fin de l’homme est la possession de Dieu connue d’une façon discursive par la raison, tandis que dans l’ordre surnaturel, c’est la possession de Dieu par la vision intuitive et un amour du même genre, consécutif à cette connaissance, Dieu créateur de la nature est l’agent premier, dans l’ordre naturel, et l’homme dans les ressources de sa nature et de ses facultés. Dans l’ordre surnaturel, l’homme atteint sa fin par le moyen de la Révélation, de la grâce, des sacrements, et par l’exercice des vertus surnaturelles sous l’influence de la grâce actuelle. Enfin la grâce, participation ontologique à la nature même de Dieu, constitue une ordre de réalités essentiellement distinct de l’ordre naturel. ( Cf. Garrigou-lagrange, loc. cit. I.P.211.)

Qui ne voit quelle répercussion ces principes doivent avoir dans la pratique ?

III

Défenseur invincible de la distinction entre l’ordre naturel et l’ordre surnaturel, le chrétien doit en outre maintenir l’absolue gratuité de notre élévation à l’ordre surnaturel et la supériorité en quelque sorte infinie, de la grâce sur la nature. ( I,II.q.110.a.3.)

Cette gratuité est telle qu’il ne peut y avoir dans notre nature la moindre exigence du surnaturel, pas même un désir inné, mais seulement une velléité et la capacité passive, que les théologiens appellent puissance obédientielle, d’être élevé à cet ordre supérieur. La conformité réelle du Christianisme avec nos aspirations naturelles ne doit pas nous faire oublier l’absolue gratuité du don de la grâce et l’élévation infinie de la grâce au-dessus de la nature. Cette élévation est telle que S.Thomais déclare le monde degré de grâce sanctifiante supérieur au bien naturel de toute l’univers des corps et des esprit, ‘’ bonum gratiae unius majus est quam bonum naturae totius unversi ‘’. ( O,II.q.a.9.) C’est pourquoi l’harmonie entre ces deux ordres, dont l’un est tellement élevé au-dessus de l’autre, est loin d’être évidente aux yeux des simples mortels. Les chrétiens en généra; voient plutôt une opposition constante entre la nature et la surnature. Où se trouve vraiment l’harmonie entre l’ordre naturel et l’ordre surnaturel, et dans quel sens peut-on parler d’opposition ? Comment la langage de l’Évangile : bienheureux les pauvres, bienheureux ceux qui souffrent, etc., peut-il s’accorder avec celui de ma raison ; la richesse est un bien, la souffrance est un mal? Comment cette doctrine de la mort au monde, à soi-même et à tous les choses d’ici-bas peut –elle s’accorder avec une autre : la grâce ne détruit pas la nature ? En quoi au juste l’Évangile demande-t-il de se renoncer et qu’est –il permis de concéder à la nature, aux habitudes modernes, à l’esprit du monde ? La doctrine d’un saint Jean se la Croix sur le détachement des créatures et la nécessité de la purification est-elle vraie seulement pour les Carmes et les Carmélites ou bien l’est-elle aussi pour les simples fidèles ? La vie de saint François d’Assise est-une une ‘’ sublime folie ‘’ ou simplement la mise en pratique de l’Évangile ? Puis-je être chrétien et mondain à la fois ? Puis-je faire mon salut en me renonçant jusqu’a un certain point ou bien dois-je prendre au pied de la lettre la parole de Jésus-Christ : qui on renuntiat omnia quae possidet non potest meus esse disciplus ? Comment concilier ma vie surnaturelle et les exigences de mon commerce, de ma professions ?

C’est à la solution de ces problèmes, qui forment le fond de l’inquiétude moderne, que nous devons nous appliquer, car le maintient de la foi et la régénération chrétienne des peules en dépendent. Remarquons cependant cette parole e Garrigou-Lagrange : l’Harmonie entre l’ordre naturel et l’ordre surnaturel n’apparaît vraiment qu’après une profonde purification de la nature par la purification et la Croix .’’ ( Perf. Chrét., t.I.p.61.)

Le meilleur moyen de donner la vraie réponse au problème du surnaturel dans le monde, ne serait-ce pas l’étude et la méditation de l’Évangile et compagnie des grands écrivains spirituels, qui ont compris à fond l’Évangile, au premier rang desquels il faut placer saint Jean de la Croix, docteur de l’Église, et S.Thomas d’Aquin, et dans les temps modernes, le P. Garrigou-Lagrange, en particulier

À cause de la longueur s'est séparer le livre en 9

Contenue du site

Chapitre I :
Ordre Naturel et
ordre surnaturel

Chapitre VI
: Détachement des créatures

Chapitre VII :
La Folie de la Croix

Chapitre XII :
Les Rechutes

Chapitre XIII :
Conflits de civilisation

Chapitre II
: Nos Grandeurs

Chapitre III :
L’Esprit Chrétien
5
Chapitre VIII :
Pour former un chrétien

Chapitre IX:
Le néant des créatures
Chapitre XIV :
La Folie de la Croix et L’Eucharistie

Chapitre XV :
Saint Jean de la Croix, docteur de la Folie de la Croix

Chapitre IV :
La Vraie Piété

Chapitre V :
La Foi Pratique

Chapitre X:
Le mystère de la pauvreté

Chapitre XI :
N’aimez pas le monde
Appendice 1 :
Les adversaires de la Folie de la Croix

Appendice 2:
Textes à méditer



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