Il est au plus haut intérêt pour une âme résolue de se sanctifier, et qui s’applique sérieusement à la perfection, de bien connaître Celui dont la mission toute spéciale est de sanctifier les âmes et que l’on appelle, pour cette raison. L’esprit sanctificateur. Elle peut alors se mettre en rapport plus fréquent et plus intime avec lui, s’attirer se bonnes grâces, recouvrir avec confiance à sa protection, elle supplier de vouloir bien s’occuper d’elle et la conduire sûrement à la sainteté.
De même, cette âme a tout intérêt à connaître les moyens que le Saint-Esprit emploie pour la sanctifier, les voies mystérieuses et ineffables par lesquelles il veut la conduire, les échelons divers qu’il eut lui faire parcourir pur l’élever jusqu’au sommet de la perfection. Cette connaissance ne peut que l’engager à coopérer plus parfaitement à ses opérations à écarter les obstacles qui les contrarieraient, et à les rendre, par là-même, plus aisé et plus efficaces.C’est cette pensée qui nous a décidé à offrir aux âmes intérieurs ce modeste travail.Des auteurs nombreux ont déjà, il est vrai, traité ce sujet important, nous y avons eu recours pour la composition de notre ouvrage ; mais les uns nous ont paru absolument trop concis, les autres trop étendus, envisageant l’action du Saint-Esprit d’une façon trop universelle, et ne s’arrêtant pas assez à son oeuvre favorite : la sanctification des âmes, par le moyen de ses dons.Nous avons cru rendre service aux âmes qui tendent à la perfection, en leur exposant, aussi clairement et aussi solidement que possible, l’action du Saint-Esprit dans l’âme qu’il veut sanctifier. Nous avons la confiance que nos entretiens, répondant à leurs vœux et à leurs aspirations, leurs seront d’une grande utilité.Afin d’être, agréable à la Vierge Marie, la digne Épouse du Saint-Esprit, et d’offrir aux âme un modèle parfait, chef-d’œuvre de l’Esprit sanctificateur, nous avons terminé notre ouvrage, en montrant l’action admirable du divin Paraclet et de ses dons précieux dans l’âme immaculé de la Vierge très fidèle.
Daigne notre bonne Mère agréer l’hommage que nous lui faisons de ce livre, et demander à Celui dont elle est l’Épouse bien-aimée, de vouloir le bénir, ainsi que tous ceux qui le liront.