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Neuvaine-de-St-Joseph-de-Cupertino-1


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Nom de l'auteur:
© Germain-Marie-ofm
 
À tous les candidats aux divers examens :
À tous les fidèles.

Neuvaine en l’honneur de Saint Joseph de Cupertino

(1603 –1663 )
Prêtre de l’Ordre des frères Mineurs Conventuels :
Titulaire de la paroisse Saint-Joseph de Mékinac
( Diocèse des Trois-Rivières, Canada _.
Par Le R.P. Germain –Marie o.f.m.
Vice-Postulateur

Imprimerie franciscaine Missionnaire
Québec 1924

 

Nihil obslat :
Quebeci,die 29 januarii 1924
Infesto S. Francis Salesii
Patroni scriptorum catholicorum et chardigeri franciscalis :
Fr. Zeno,o.f.m. cens cvap.

Imprimi potest:
Quebeci, etc, ut supra :
Fr. Joannes –Josephus, o.f.m. Com. Prov.

Nihil obstat : Arthurus Lapointe.pter.
Imprimatur : 7 april 19024
+ L.-N. Cardinalis Bégin arch. Québec.


Évêché des Trois-Rivière, le 11 janvier 1924.

Révérend Père Germain-Marie,o.f.m.,
Vice-Postulateur, Québec

Mon Révérend Père

Je vous félicite de l’heureuse et pieuse idée que vous avez eue de proposer une prière à Saint Joseph de Cupertino, en faveur des candidats aux examens.
Vous vous êtes souvenue que j’ai moi-même, au début de mon épiscopat, érigé, dan mon diocèse, une paroisse sous le vocable de cet illustre Saint ; et vous me demandez, à ce titre, de bénir votre entreprise, et d’enrichir votre neuvaine de 50 jours d’indulgences : ce que je fais volontiers.

Je me réjouis, mon révérend Père, de voir répandre par votre zèle, une dévotion, que j’ai en haute estime ; aussi, de concert et à la suite des nombreux et hauts dignitaires qui se sont déjà prononcés favorablement, j’approuve de tout cœur ce patronat de Saint-Joseph de Cupertino en faveur des examinés, et j’estime que vous rendez un immense service à la jeunesse étudiante, en l’orientant comme vous faites vers ce puissant protecteur.

Je vais de vœux enfin pour que, par le moyen de votre belle prière, cette dévotion se répande partout, et attire, en augmentant la foi dans les cœurs, les plus abondantes bénédictions divines sur les individus et la société.

Veuillez me croire, mon révérend Père,
Votre bien dévoué en N.S.,
+ F.-X., Ev. De Trois-Rivières..


Table des matières.


Lettre de S.G.Mgr. Cloutier, évêque des Trois-Rivières
Avant-Propos
Chap. I - Qu’est-ce que saint Joseph de Cupertino
Chap .II – Pourquoi revendiquer en faveur de saint Joseph de Cupertino le patronage des examinées

Chap. III – Comment faire la neuvaine

Premier jour La Prudence
Deuxième jour La Force
Troisième jour La Justice
Quatrième jour La Tempérance
Cinquième jour L’emploi du temps
Sixième jour La Pureté
Septième jour La Foi
Huitième jour L’Espérance
Neuvième jour La Charité

Chap. IV Prières pour une neuvaine
Litanies de la Sainte Vierge
Prières de la Messe


Séminaire de Québec, 1er mai 1924
Révérend Père Germain-Marie, o.f.m. Québec

Mon révérend Père

Votre piété si éclairée vous a suggéré la très louable inspiration de faire connaître aux jeunes étudiants la puissance particulière que Dieu accordé à saint Joseph de Cupertino pour le succès des examens

L’exemple de ce Saint proclama hautement l’efficacité de la double action humaine et divine, combinée vers un même but. Aussi votre Neuvaine rendra à nos élèves un service signalé, en leur rappelant que, si le travail est la première condition du succès, le secours du Ciel en est la seconde, tout aussi importante que la première, Nisi Dominus oedificaverit domum, in vanun laboraverunt qui oedificant eam. ‘’ Si le Seigneur ne bâtit la demeure : en vain travaillent ceux qui l’édifient.’’ (Psaume cxxvi,1).

Je vous prie d’agréer, mon révérend Père, avec l’expression de ma gratitude, l’assurance de mon respectueux dévouement.

C.N.Gariépy,Ptre,P.A.
Recteur de Laval..

Déclaration de l’Auteur

‘’ Stable en la foi catholique, toujours aux pieds de la Sainte Église de Rome,’’ à qui je soumets pour toujours ma vie et mes écrits ; ‘’ Je promets obéissance au Pape Honorius III et à ses Successeurs canoniquement élus.’’

Texte de la Bénédiction que donnait saint Joseph de Cupertino et que nous souhaitons aux lecteurs, et surtout aux propagateurs de la Neuvaine :

Potentia Patris, Sapeintian Filii, Virtus Spirtus Sancti defendat te a b omni malo. Amen

Que la Puissance du Père, la Sagesse du Fils, la vertu du Saint Esprit vous préservent de tout mal. Amen

Ave + Maria

Avant-Propos

Encore plus fréquemment que dans les siècles passés, les générations actuelles sont soumise, dans toutes les nations du monde, aux périlleux danger des examens écrits ou oraux, Presque aucune situation ou aucun avancement dans les carrières, ne peuvent être obtenus sans cette épreuve préliminaire.

Il y a des examens sur tous les degrés de l’échelle sociale ! À peine l’enfant sait-il lire et écrire, il lui faut se présenter à des examinateurs ou inspecteurs.

Et si un jeune homme ou une jeune fille veulent embrasser une carrière libérale ou autres, il doivent passer par le crible d’un jury.

Tous les ans, durant la plus belle période de l’existence, il faut vivre face à face avec ce cauchemar redouté !

Dans les vastes régions de l’air, sous les ondes des mers, comme sur terre et sous les eaux des fleuves : partout, pilotes d’aéroplanes ou de navires, théologiens, l’artistes, musiciens, médecins, pharmaciens, avocats, juges ou notaires, militaires, professeurs, infirmier, électriciens, commandants de sous-marins.. que sais-je .. Contre-maîtres de manufactures ou chauffeurs de fournaise, n’ont dû et ne doivent leurs situations et leur gagne-pain qu’aux examens satisfaisants.

Évidemment, sans conteste, la société a droit d’être protégé contre les promotions injustes des paresseux, des inhabiles et des nuisibles.

Cependant les examens ont quelques chose d’aléatoires : un très docte candidat peut être victime d’une timidité enfantine ; un défaut de mémoire ou un excès de fatigue, après une longue et consciencieuse préparation, réduisent parfois les bons élèves-eux-mêmes au plus lamentable des échecs. Par conte, il y a des personnes peu studieuses favorisées du sort ; on leur demande une des rares questions dont elles possèdent parfaitement la réponse ; puis ‘audaces fortunas juvat,’’ a dit le poète : ‘’ maints audacieux sont couronnés de succès ..!

Candidats ou candidates de toutes sorte, quels que soient vos examens et épreuves, consolez-vous !

La divine Providence qui veille sur les cheveux de nos têtes, n’a pas laisse vos angoisses sans protecteur, vos efforts sans espérance, vos dangers sans secours .’’ Le très–Haut qui a fait produire à la terre les médicaments que l’homme sensé ne rejette pas ( Ecclésiastique, XXXVIII,4) vous présente en ce jour saint Joseph de Cupertino, frères Mineurs Conventuel, comme patron pour tous vos examens.’’

Et en l’Invoquant, vous n’oublierez pas de suivre la grande maxime du Christ Jésus, la Suprême et Divine Sagesses ‘’ cherchez d’abord le royaume de Dieu et sa justice, et toute le reste vous sera donnée par surcroît … ( Mathieu VI,33)

Saint Joseph de Cupertino l’exige comme condition préalable : il veut que vous ayez l’intention droit de plaire à Dieu dans vos études, dans vos désirs de succès, dans votre position future.

Il veut bien vous patronner ; mais que vos âmes soient en état de grâce : sinon il vous dura comme autrefois à un jeune homme de mœurs peu régulière ‘’ Va te laver la figure, tu as le visage couvert d’encre ; .. écho de Jérémie, le prophète d’Israël, s’écriant : ‘’ Leur visage est noir comme du char bon … ( Lamentations, IV,8)

En second lieu; croyez bien qu’il n’entend pas, par son crédit auprès de la Vierge Marie, Dispensatrice de tout don venant du Seigneur, qu’il n’entend pas dis je, favoriser la paresse ou l’inaction, la présomption ou l’orgueil. Vous lui dites dans sa prière ‘’ malgré mes veilles nombreuses et prolongées, malgré mon travail infatigable, malgré les ressources ingénieuses auxquelles j’ai recours ‘’ cela la signifie ; .. d’un côté , ô Bon Saint, j’ai voulu travailler mes examens comme si vous ne pouviez pas m’aider et me couronner de succès ; de l’autre j’ai confiance en Vous, comme si je n’avais rien fait ; ‘’ ainsi seulement’’ celui là sera on couronné qui aura légitimement combattu (IIRTimontée, II,5.)

Et enfin pour être agréable à ce Saint, vous, et tous vos frères, les chrétiens, recommandez-lui par dessus tous les autres examens, les deux terrifiantes séances par lesquelles nous seront tous obligés de passer, en présence du Juge le plus Majestueux, le plus Puissant comme le plus Impartial et Clairvoyant qui soit : le Jugement particulier après notre dernier soupir et à la fin des siècles, en présence de l’Universalité des humains au grand complet, le Jugement général ‘’ car il faut que tous nous soyons présentés devant le tribunal du Christ, afin que chacun reçoive ce qui est dû à son corps, selon ce qu’il a fait, soit le bien, soit le mal (II Corinthiens, v,10)

Quels examens, ceux-là ! Surtout, quel Inspecteur ! ( Ecclésiastique, II,31.)

La neuvaine ci-jointe est donc offerte à toutes les âmes.

Elle comprend la réponse à quatre questions :

1-Qu’est-ce que Saint Joseph de Cupertino?

2- Pourquoi revendiquer en sa faveur le patronage des examinés ?

3- Comment faire la neuvaine?

4- Quelles prières réciter ?

‘’ Ne scriban vanum duc, pia Virgo, manum..


Chapitre I

Qu’est-ce que saint Joseph de Cupertino


Ce Saint naquit de parent pieux (1) à Copertino, ville du territoire de Salente, au diocèse de Noardo (2) l’an du salut 1603. Prévenue de l’amour de Dieu, il y passa en grande simplicité et innocence de mœurs les années de l’enfance et de l’adolescence. La Vierge Mère de Dieu l’ayant délivré d’un opiniâtre et cruelle maladie patiemment supportée, il se donna tout entier à la pratique de la piété et des vertus, Dieu l’appelait à une vie supérieure, et pour s’unir plus intimement à lui, Joseph résolut de donner son nom à l’Ordre séraphique. Après a divers incidents, ses désirs furent enfin exaucés au Couvent de la Grotella des Mineurs Conventuels. (3)

D’abord rangé parmi les frères lais pour son ignorantes des lettres, une déposition d’en –haut le fit ensuite admettre au nombre des Clercs. Après ses Vœux solennels on l’éleva au sacerdoce, et ce fut pour lui le point de départ d’une vie plus parfaite encore. Brisant dès lors toues les attaches du monde et se dépouillant pour ainsi dire du nécessaire même, il affligea son corps par les cilices, les chaînes, les disciplines, car tous les genres de châtiments et de tourments, tandis qu’il nourrissait assidûment son esprit des saintes douceurs de la prière dans la plus haute contemplation. Aussi la divine charité, qui, dès le plus jeune âge était déjà répandue dans son cœur, prenait-elle en lui chaque jour d’admirables et tout extraordinaires accroissements. L’ardeur de son très grand amour parut spécialement dans les très suaves extases qui l’emportaient verts Dieu et les ravissements prodigieux qui lui étaient ordinaires. Choses admirable ! Si prononcée que fût l’extase, la seule obéissance le rappelait à lui aussitôt. Il se distinguait en effet par son zèle pour la pratique de cette vertu, ayant comme de dire ‘’ qu’elle le menait et le ramenait comme un aveugle, et qu’il eût préféré mourir plutôt que de ne pas obéir. »

La pauvreté du Patriarche Séraphique l’avait pour imitateur si fidèle que, près de mourir, il put en toute vérité déclarer à son Supérieur qu’il n’avait rien à résigner comme font d’autres religieux. Mort donc au monde comme à lui-même, il manifestait dans sa chair la vie du Seigneur Jésus, Lui qui sentait en quelques-uns la honteuse odeur du vice impur, exhalait de son corps un parfum miraculeux ; c’est le signe de cette pureté resplendissante que, malgré les efforts prolongés de l’esprit immonde pour l’obscurcir, il avait conservé dans une tache : Opposant à la violence des assauts une garde étroite de ses sens, une macération continuelle de son corps. Mais cette victoire, il la devait encore à la particulière protection de la très pure Vierge Marie, qu’il avait coutume d’appeler sa Mère, qu’il entourait en effet comme une très douce Mère de sa vénération et des plus tendres sentiments de son cœur. Combien grand n’était pas son désir de la voir aussi vénérée par d’autre d’autres, pour qu’avec son patronage, comme il disait, ils trouvassent tous les biens! Cette sollicitude du Bienheureux provenait de sa très ardente charité pour le prochain ; le zèle des âmes qui le pressait lui faisait chercher par tous les moyens à procurer le salut de toues, Sa charité s’étendait aussi au besoins des pauvres, des malades, des affligés de toutes sortes, qu’il soulageait autant qu’il était en lui. Il n’en excluait pas ceux qui le poursuivaient de reproches, d’injures, d’outrages de tout genre ; il les supportait avec cette même patience, cette même douceur, cette même affabilité joyeuse qu’on vit briller en lui au milieu des vicissitudes infinies de ces changements de résidence que lui imposèrent les Supérieurs d l’Ordre ou la sainte Inquisition. Nous seulement les peuples, mais aussi les princes admiraient son éminente sainteté, ses dons surnaturels ; telle était cependant son humilité, que s’estimant un grand pécheur.

Il priait Dieu instamment d’éloigner de lui les grâces extraordinaires, et suppliait les hommes de jeter son corps après son trépas en un lieu ou sa mémoire fût entièrement effacée. Mais Dieu exalte les humbles : Il avait durant la vie comblée son serviteur, l’enrichissant de la sagesse du ciel, de l’esprit de prophétie et de discernement des cours, de la puissance des miracles, de tous les dons ; Il rendit aussi sa mort précieuse et son sépulcre glorieux, Joseph mourut aux temps et lieu qu’il avait auparavant prédits, en la soixante et unième année de son âge, à Osimon dans la Marche d’Acône. Ses miracles, continuant après sa mort de le mettre en lumière, Benoît XIV l’inscrit dans les fastes des Bienheureux ; Clément XIII dans ceux des Saints ; Clément XIV, qui était du même Ordre, en étendit l’Office et la Messe à toute l’Église.(4)

Saint Joseph de Cupertino n’est pas un inconnu sur les bords du Saint-Laurent. Lors de la Révolution française de 1793, des émigrants y apportèrent des reliques insignes de ce Saint. En 1897, le recteur de l’Université Laval de Québec, Mgr. J.C.K.-Laflamme, de docte mémoire, alla à Auteuil près Paris, et dota le sanctuaire de saint Joseph de Cupertino de quelques-unes de ses reliques.

D’autres part grâce aux bienveillantes recherches de Mgr. Am. Gosselin, P.A., ex-Recteur, et archidiacre de Québec, je puis affirmer que l’Université Québécoise possédait :

1- une parcelle d’un aube dont saint Joseph s’eset servi, L’authentique est donné sous les armes et le sceau du Cardinal Ranuzzi en 1790.

2- une parcelle de sa chair, authentiquée le 17septembre 1769, au couvent des Saints Apôtres, à Rome, par le Ministre général des Conventuels, le Rme Père Dominique-André Rossi, de Pésaro.

3- Cette même Université garde actuellement dans l’un de ses grands reliquaires, ‘’ des parcelles d’os, cheveux et vêtement ‘’ de notre Saint. En 1900, S.E. le Cardinal Bégin les a reconnues comme authentiques, et les a scellés du sceau de l’Archidiocèse.

Voilà pour les reliques.

Il y a plus. En 1899, Sa Grandeur Mgr.F.-X.Cloutier érigeait dans la pittoresque et forestière vallée de la Mékinac, affluent du Saint –Maurice au nord du Comté de Champlain, une paroisse sous le vocable de l’Illustre Conventuel. C’est la seule, à ma connaissance, en terre canadienne. Que ces pages aillent jusqu’en cette région, et avivent chez ses habitants la plus filiale et complète confiance envers leur puissant Titulaire !!! Référence- 1-

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Je tiens mes sites à bout de bras depuis 1989 pour faire de l'Évangélisation accessible
à tous, si vous avez un peu de monnaies pourrez vous m'aider à continue cette mission.

Cependant je ne peux remettre de reçu d'impôt car depuis1989 je n'ai reçu que 2 dons veillez en prendre note. Merci

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