«… l’amoz che move il sole a l’altre shelle. » Dante, Divine Comédie, Chant XXXIII »
Ce vers que Prononce Saint Bernard ne suffit pas pour exprimer ce qu’en 1924, à Assise, découvrit mon désarroi, dans l’enchantement franciscain, la Règes des Règles, la raison même de toute vie, l’un des premiers secrets de la Joie, tel que l’enseigna le Serviteur des serviteurs de Dieu » ?
Septuagénaire, et de tant et tant de fausses réalités, de vérités devenus folles, d’agitations dérisoires, de vains espoirs, de tant de luttes, marches, démarches et contre marches revenu, plus ou moins meurtri mais nullement découragé, et combien loin de : « Fi de la vie ! » du prince de Danemark, perdu de philosophie raisonneuse en les ténèbres d’Elseneur (et que de choses pourtant, au tour de nous sont pourries), qu’écrirais-je vraiment qui vaille d’être écrit au seuil de la sixième édition de ce petit recueil de balbutiements, de prières, de chansons qui sans prétention, littéraire, sans préméditation d’aucune sorte, jaillirent de mon cœur à mes dents, sous le ciel de l’Ombrie, voici trente mois années.
Relisons plutôt ensemble le billet que, de sa main celui qui se nommait » le jongleur de Dieu » ( Jaculator, donneur de joie ) écrivit à Frère Léon, lequel n’était pas précisément un disciple de tout repos :
«Frère Léon, ton frère François te souhaite salut et paix. Et ce que je te dis, mon fils, je te le dis comme une mère parla à son enfant… Quelle que soit la manière qui te semblera la meilleure de plaire au Seigneur Dieu et de suivre ses traces e sa pauvreté, fait le, avec la bénédiction du Seigneur Dieu et ma permission.
Et si tu en as besoin pour la consolation de ton âme ou tout autre raison et que tu veuilles, Léon, venir à moi, viens. » Léon Chancerel, 28 septembre 1957